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Les autres maladies communes

L’arthrose

Qu’est-ce que la maladie ?

Tout comme les humains, les chats aussi peuvent souffrir d’arthrose, surtout quand la vieillesse s’installe !

 

L’arthrose est une maladie dégénérative qui affecte le cartilage articulaire, dont la principale fonction est d’amortir les chocs de la vie quotidienne.

 

Deux types d’arthrose peuvent toucher nos animaux de compagnie :

  • L’arthrose primitive, qui touche les chats âgés (à partir de 7 ans) et témoigne d’une usure progressive du cartilage. 
  • L’arthrose secondaire, qui touche les chats à tous âges et se développe suite au dysfonctionnement, à la malformation ou à un traumatisme subi par une articulation.

De manière générale, les articulations les plus touchées par l’arthrose sont : les hanches, les genoux, les coudes et les épaules.

Quels sont les symptômes ?

Contrairement au chien, le chat est un animal qui n’exprime pas forcément la douleur. C’est essentiellement l’observation attentive du comportement de votre chat, dans son environnement familier et lors de ses interactions avec les humains ou ses congénères, qui vous permettra de détecter la maladie.

 

Les signes suivants peuvent vous alerter :

  • Malpropreté (difficulté à entrer dans le bac à litière).
  • Pelage terne, emmêlé (difficultés à faire sa toilette quotidienne).
  • Difficultés à sauter, à grimper aux arbres ou tout simplement à monter ou descendre d’une hauteur.
  • Manque d’entrain (lorsque le chat ne chasse plus, refuse de jouer, voire de sortir).
  • Modifications du comportement (votre animal évite les caresses, fuit les interactions sociales, s’isole).
Comment traiter la maladie ?

Afin d’établir le diagnostic de la maladie et déterminer le stade ainsi que la gravité de l’arthrose, le vétérinaire réalisera plusieurs examens ainsi que des radiographies.

 

En cas d’arthrose avérée, un traitement visant à soulager l’animal sera mis en place. En effet, une fois installée, l’arthrose ne peut malheureusement pas disparaitre.

 

Plusieurs mesures peuvent également être adoptées afin de soulager les articulations du chat :

  • Maintenir l’activité physique afin de prévenir la fonte musculaire, tout en la modérant (courtes promenades).
  • Lutter contre une éventuelle surcharge pondérale de façon à ne pas accélérer l’usure du cartilage.
  • Adopter un régime alimentaire sain et adapté à votre animal. Votre vétérinaire saura vous conseiller au mieux sur le choix d’une alimentation adéquate.
  • Et éventuellement recourir à la chirurgie afin de corriger des malformations articulaires connues (dysplasie, ruptures ligamentaires).
L’insuffisance rénale
Qu’est-ce que la maladie ?

L’insuffisance rénale est une maladie menant à la destruction progressive des reins. Ceux-ci sont alors incapables de remplir leur fonction : éliminer les déchets et toxines présents dans le sang.

 

La maladie se décline en deux formes :

  • L’insuffisance rénale chronique : elle touche principalement les chats âgés et est irréversible. Cette forme de la maladie est due, la plupart du temps, à des infections urinaires récurrentes, des tumeurs, des lésions du tissu rénal (causées par le diabète par exemple) ou encore à une dégénérescence liée à l’âge.
  • L’insuffisance rénale aigüe : sous cette forme, la maladie peut toucher les chats plus jeunes et se guérir, à condition d’en éliminer rapidement la cause. Les origines de la maladie peuvent être multiples :  une mauvaise circulation du sang au niveau du rein, des micro-organismes, des toxines, etc.
Quels sont les symptômes ?

L’insuffisance rénale chronique est souvent caractérisée par une augmentation de la soif et de la fréquence des urines. Avec le temps, les symptômes de la maladie évoluent et vous remarquerez chez le chat une tendance à maigrir, une diminution de l’appétit ou une fatigue et un état léthargique. Ces signes peuvent également s’accompagner de vomissements ou diarrhées.

 

En cas d’insuffisance rénale aigüe, les symptômes sont malheureusement peu caractéristiques, ce qui rend le diagnostic de la maladie compliqué :

  • Perte d’énergie.
  • Diminution ou perte totale d’appétit.
  • Troubles urinaires.
  • Vomissements et diarrhées.
  • Mauvaise haleine (odeur d’urée).
Comment traiter la maladie ?

Des analyses sanguines ainsi que divers examens chez votre vétérinaire permettront de déterminer si votre chat est atteint d’insuffisance rénale. 

 

Dans sa forme chronique, bien que la maladie soit irréversible, des traitements peuvent être administrés à votre chat afin de lui permettre d’augmenter sa qualité de vie. Votre vétérinaire vous recommandera surtout sur des mesures diététiques, privilégiant une alimentation contenant peu de phosphore et peu de protéines. Il est également conseillé d’éviter les friandises et restes de tables, potentiellement néfastes pour les reins de votre chat.

 

En cas d’insuffisance rénale aigüe, le traitement visera à rétablir le fonctionnement normal du rein via la prise de médicaments ou le recours à la chirurgie. 

 

Un suivi régulier de votre animal sera nécessaire afin d’évaluer l’avancement de la maladie et, si besoin, adapter les traitements.

Les maladies cardiaques 
La Cardiomyopathie Hypertrophique (CMH) : qu’est-ce que la maladie ?

Parmi toutes les maladies qui peuvent toucher le système cardiovasculaire du chat, la Cardiomyopathie Hypertrophique (CMH) est de loin la plus courante. Il s’agit d’une affection du myocarde (un muscle cardiaque) qui se caractérise par un épaississement de la paroi du cœur. Affecté, celui-ci ne peut alors plus remplir correctement sa fonction de pompe.

 

La Cardiomyopathie Hypertrophique touche majoritairement les mâles (dans 70 à 80 % des cas) et peut apparaître à tout âge (avec une plus forte incidence vers 5 à 7 ans). 

 

De plus, certaines races sont plus fréquemment touchées que d’autres :

  • Maine Coon.
  • Persan.
  • Sphynx.
  • Norvégien.
  • British.
  • Ragdoll.
Quels sont les symptômes ?

De manière générale, les maladies cardiaques mettent très longtemps avant de se manifester et les symptômes se déclenchent souvent de manière brutale. Certains chats ne présentent d’ailleurs aucuns signes précurseurs et décèdent d’un arrêt cardiaque de manière inopinée.

 

Il est cependant possible d’observer les signes suivants chez le chat : 

  • Fatigue.
  • Intolérance à l’effort.
  • Toux.
  • Difficultés respiratoires.
  • Augmentation de la fréquence cardiaque. 
  • Paralysie brutale du train postérieur (thrombo-embolie artérielle).

Si vous constatez ces symptômes chez votre animal, nous vous recommandons de prendre rendez-vous chez votre vétérinaire pour des examens cardiologiques poussés.

Comment traiter la maladie ?

Bien qu’aucun traitement ne permette de stopper la maladie, une prise en charge adaptée peut procurer à votre chat un confort de vie très satisfaisant pendant plusieurs années.

 

Le traitement repose sur trois volets :

  • Un traitement visant à améliorer la fonction cardiaque et à agir sur les symptômes à l’origine de la consultation (troubles respiratoires, paralysie du train arrière…).
  • Un traitement de la cause responsable de la CMH si celle-ci est connue : hyperthyroïdie, hypertension artérielle consécutive à une insuffisance rénale chronique, etc.
  • Un traitement hygiénique visant à diminuer le stress, à éviter les causes d’excitation de l’animal et à adopter un régime alimentaire adapté (pauvre en sel).

 

Avec un suivi vétérinaire régulier et une bonne hygiène de vie, votre chat passera encore de nombreuses années avec vous !

Le FIV ou sida du chat
Qu’est-ce que la maladie ? Comment mon chat peut-il l’attraper ?

Le « sida du chat », ou syndrome d’immunodéficience acquise, est une maladie infectieuse virale grave due à un rétrovirus : le FIV (Feline Immunodeficiency Virus). Semblable au sida chez l’homme, le virus ne touche que l’espèce féline et n’est donc pas transmissible à l’humain.

 

Très contagieuse, la maladie entraine une déficience immunitaire rendant ainsi les chats sensibles à de nombreuses infections.

 

Le sida du chat peut se transmettre de différentes manières :

  • Par morsure, lors de bagarres entre chats.
  • Lors de contacts sexuels.
  • Lors de la gestation ou l’allaitement, par transmission de la mère aux petits.

Très fragile, le virus ne peut survivre qu’une dizaine de minutes dans l’environnement. De cette manière, la contamination via les objets ou par le sol est quasi impossible.

Quels sont les symptômes ?

Le sida du chat est une maladie qui se développe en plusieurs phases :

  • Après une incubation de 4 à 6 semaines, le chat infesté souffrira d’une fièvre modérée associée à une augmentation de la taille des ganglions lymphatiques (abdomen, thorax, cou). La plupart du temps, cette phase passe inaperçue et dure environ deux mois. Après celle-ci, le chat se rétablit et semble guéri.
  • Pendant la seconde phase, qui peut durer entre 5 et 10 ans, le chat est séropositif et ne présente aucun symptôme : le virus est présent dans l’organisme, en « sommeil ». En revanche, à ce stade, le chat représente un danger pour ses congénères car il est contagieux
  • Enfin, lors de la troisième phase, le virus se réveille : il commence à se multiplier et détruit les globules blancs, qui sont nécessaires à la défense immunitaire de l’organisme. Le chat devient alors très sensible aux bactéries ou virus.
Comment traiter la maladie ?

Une infection par le FIV peut être diagnostiquée grâce à une prise de sang. Malheureusement, il n’existe aucun traitement permettant de guérir de la maladie. Une fois le sida du chat déclaré, le pronostic est fatal à plus ou moins court terme.

Comment prévenir la maladie ?

La seule prévention consiste à éviter tout contact entre chats sains et malades. Il est fortement recommandé (et légalement obligatoire) de faire stériliser les chats qui sortent (mâles et femelles) de façon à éviter les morsures lors de bagarres ou encore la transmission du virus par voie sexuelle.

La péritonite infectieuse féline
Qu’est-ce que la maladie ?

La péritonite infectieuse féline (PIF) est une maladie virale grave due à un coronavirus. Très contagieuse, elle touche essentiellement les jeunes chats en collectivité et se transmet par contacts étroits entre congénères. 

 

Les selles et la salive sont les principales sources d’infection, même si l’environnement peut également jouer un rôle dans la propagation du virus (sol, objets, vêtements…).

 

Cette maladie touche plusieurs organes et peut donc se présenter sous diverses formes :

  • la forme aigüe ou humide (avec épanchements) ;
  • la forme chronique ou sèche.
Quels sont les symptômes ?

En fonction de l’âge de l’animal ou de son état de santé global, les symptômes de la maladie peuvent varier et rester discrets pendant très longtemps ou au contraire se manifester très vite. En effet, la phase d’incubation (le délai entre la contamination et l'apparition des premiers symptômes de la maladie) peut durer de quelques jours à plusieurs années !

  • Dans sa forme aigüe ou humide, l’abdomen et/ou le thorax se remplissent de liquide. Ceci entraîne chez le chat des difficultés respiratoires (épanchement thoracique) ainsi que des diarrhées et vomissements associés à un gonflement de l’abdomen.
  • Dans sa forme chronique ou sèche, il n’y pas de liquide dans l’abdomen. Les symptômes sont plus difficiles à identifier et diffèrent selon le ou les organes atteints.

Au cours de leur vie, la plupart des chats entrent au moins une fois en contact avec le virus. De manière générale, cependant, ils ne présentent qu’une ‘simple’ diarrhée passagère. En effet, seuls 20% des animaux infectés développent la maladie.

Comment traiter la maladie ?

Il n’existe malheureusement aucun moyen de guérir de la PIF et celle-ci est mortelle dans presque 100 % des cas. En cas d’infection, un traitement permettant d’atténuer les symptômes pourra être mis en place afin d’améliorer le confort de l’animal.

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